A taaaable !

Que l’on soit chez soi ou en loca­tion de vacances, on ne peut échap­per à un besoin vital : il faut se nour­rir. Et pour se nour­rir, il faut cui­si­ner. Et qui c’est qui s’y colle encore, pen­dant les congés ? On tire à la courte paille ? Alors il devient vite ten­tant d’acheter des pou­lets rôtis, des salades de mayon­naise noyant un peu de légumes en boîte, voire de fré­quen­ter une piz­ze­ria clo­née ou bien les ter­rasses ser­vant à prix d’or une salade biquette tié­dasse, plus salade que chèvre.

Mais il y a une autre option, à la fois ration­nelle, éco­no­mique, réflé­chie, dié­té­tique (ou presque) et épi­cu­rienne : pré­pa­rer à tour de rôle, avec l’aide de toute la tri­bu si néces­saire, la salade de riz tout-en-un qui fera deux repas, le gra­tin de pâtes esca­lopes panées ou les darnes de sau­mon au four avec bro­co­lis vapeur, ou encore le géné­reux sand­wich bala­deur. MAIS ! avec l’alléchante pers­pec­tive de s’offrir un seul bon petit res­tau pour tout le séjour, mais un goû­teux : le gra­tin de figues de Sol­liès-Tou­cas, la tendre rosette d’agneau fer­mier de Gra­mat, l’escalivada cata­lane de Saint-Cyprien ou Banyuls, la bouilla­baisse de Mar­seillan… de vraies réjouis­sances gustatives !

Parce qu’au fond, à quoi ça sert que les res­tau­ra­teurs se décar­cassent pour nous si on ne leur fait pas un peu hon­neur ? Le res­tau­rant tel qu’on le connaît de nos jours s’est vrai­ment répan­du dans nos villes et nos vies à la Révo­lu­tion Fran­çaise. Comme ça sen­tait grave le rous­si pour les aris­to­crates, beau­coup ont émi­gré en aban­don­nant au châ­teau à la fois leurs cas­se­roles et leurs cui­si­niers, qui eux au moins savaient s’en ser­vir. En chô­mage tech­nique, ces der­niers ont cou­ra­geu­se­ment créé leurs petites entre­prises. Ce qui est rigo­lo, c’est que deux siècles plus tard, des Chefs pro­posent des pres­ta­tions de cui­sine à domi­cile, orga­ni­sant votre repas chez vous, pour que vous pro­fi­tiez plei­ne­ment de vos hôtes, disent-ils.

Baron ou Com­tesse d’un soir, c’est sym­pa aus­si, non ?

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