Vertiges et profondeurs

Le plus sou­vent, l’idée que vous vous faites de vos vacances est une idée hori­zon­tale. Vau­tré sur un tran­sat, cha­peau de paille sur le nez, orteils en éven­tail, maga­zine ouvert sur le ventre, vous vous ima­gi­nez enfin en ape­san­teur. La pho­to n’est pas flat­teuse, soit…  mais si c’est vrai­ment ce que vous vou­lez, je connais une région magique qui n’est abso­lu­ment pas faite pour vous. Pas­sez votre chemin.

Ah, vous sou­le­vez un coin du cha­peau ? Vous ouvrez un œil ?

D’accord. C’est la Val­lée de la Dor­dogne, temple de la ver­ti­ca­li­té, sanc­tuaire du ver­tige. C’est le ter­ri­toire des intré­pides qui hésitent entre l’ascension spi­ri­tuelle au mol­let dur­ci, la plon­gée au fond du gouffre et la perte de bous­sole dans les grottes, et qui, fina­le­ment, choi­si­ront les trois. Parce qu’il est impos­sible de se déci­der entre Roca­ma­dour, le Gouffre de Padi­rac et les Grottes de Las­caux, de la Cave et de Presque.

Il faut tout voir, rayon­ner dans tout le sec­teur (depuis Gra­mat, par exemple, petite ville du Quer­çy qui vaut déjà le détour, Rési­dence Les Séga­lières), pous­ser jusqu’à la ravis­sante Figeac, y saluer Cham­pol­lion le décryp­teur de hié­ro­glyphes… fran­che­ment, entre le tran­sat et un tel pro­gramme, il n’y a pas pho­to, non ?

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