Gardez tous vos bons points !

Nous sommes encore nom­breux à avoir vu le jour au 20ème siècle. Cer­tains d’entre nous ont même vu naître les pre­mières auto­routes. Car il fut un temps où la ruée vers le Sud dérou­lait un seul et même ruban gou­dron­né, la fameuse et mythique Natio­nale 7. Alors bien sûr, à l’époque, les cein­tures de sécu­ri­té n’existaient pas, les radars et leurs détec­teurs non plus, les por­tables au volant encore moins. Les limi­ta­tions de vitesse étaient plus ou moins res­pec­tées. Il n’y avait pas de quoi fouet­ter un chat. Et per­sonne n’avait encore pen­sé au per­mis à points, les seuls bons points connus étant ceux de l’école.

Puis tout a été fait pour favo­ri­ser et même encou­ra­ger la vitesse : voies rapides, routes droites, bitume velou­té et silen­cieux, moteurs puis­sants, pneus larges, sta­bi­li­sa­teurs de tra­jec­toire, ordi­na­teurs de bord, badges télé­péage qui offrent à la fois un gain sup­plé­men­taire de temps (envi­ron 7 secondes) et un sen­ti­ment jouis­sif de supé­rio­ri­té sur les uti­li­sa­teurs de simples tickets. On nous a lais­sé prendre goût à tout ça puis on nous a dit stop, et c’est justifié.

Ma grand-mère, un as du volant, disait qu’il valait mieux arri­ver une heure trop tard dans ce monde que 30 ans trop tôt dans l’autre. Les grandes vacances approchent à grand pas et nous sommes pres­sés d’y être enfin ; mais résis­tons à la ten­ta­tion d’appuyer sur le cham­pi­gnon véné­neux de l’excès de vitesse. Il n’y a rien à y gagner et bien trop à perdre, à com­men­cer par les points sur le per­mis de conduire.
Retrou­vons-nous au bord de la Médi­ter­ra­née, déstres­sés, sereins, moteurs frais et sable chaud à volonté !

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